Une autonomie journalière possible pour des adultes handicapés physiques graves

Vivre de façon autonome, habiter une maison répondant à ses besoins, se déplacer librement en rue, prendre les transports en commun : un droit pour tous. Et pourtant, encore aujourd’hui, des barrières architecturales et techniques privent les personnes à mobilité réduite de ce droit élémentaire. Depuis plus de trente ans, l’ANLH (Association Nationale pour le Logement des personnes Handicapées) milite en faveur de l’accessibilité et de l’adaptation des logements, concentrant ses activités autour de cinq grands axes : les logements pour personnes handicapées, les services d’aide à la vie journalière, l’accessibilité, les transports et la diffusion de l’information.

Dans ce cadre, l’objectif d’une cellule AVJ (Aide à la vie journalière) est de permettre à des personnes handicapées physiques graves de vivre de façon autonome dans un logement privé et adapté, en leur assurant une permanence de services d’aide dans les actes de la vie journalière (lever, coucher, toilette, repas, déplacements à l’intérieur du logement et dans les environs immédiats…). Le local du personnel AVJ est central, à une distance maximale de 500 mètres de chaque logement, et le service, demandé par la personne handicapée elle-même au moyen d’un système de télécommunication, est assuré 24 heures sur 24, sept jours sur sept.

Le premier service AVJ (Cité Services) fut fondé par l’ANLH en 1978, à la Cité de l’Amitié, à Bruxelles. Depuis, d’autres services ont été créés à Bruxelles et en Wallonie, dont celui de Namur, un des services soutenus l’an dernier par les Oeuvres du Soir. Le complexe, situé plus exactement à Vedrin, comprend une douzaine de maisons adaptées s’intégrant elles-mêmes dans un lotissement d’habitations plus vaste. Au centre de celui-ci, un local sert de permanence à une dizaine d’assistants AVJ et à la coordinatrice, Christiane Bous. “La difficulté majeure, rencontrée par l’ensemble des services AVJ, c’est le manque de subventionnement des charges liées au personnel, explique celle-ci. Les subsides destinés à couvrir l’augmentation des salaires, en conformité avec l’harmonisation barémique du secteur non-marchand, ne sont pas toujours versés dans leur intégralité, ce qui nous oblige à utiliser une partie du subside de fonctionnement pour assumer les frais de personnel et nous laisse un déficit budgétaire récurrent.”

Les Oeuvres du Soir ont octroyé une somme globale de 4.300 euros pour l’aménagement du local de permanence, une aide qui, dans ce contexte financier difficile, fut accueillie avec enthousiasme par Christiane Bous.

Nathalie Malice

Info : AVJ Namur ASBL, 25 rue des Broux à 5020 Vedrin – Tél 081/21.65.55 – avjnamur@skynet.bewww.anlh.be

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